L'emploi pour Saint-Chamond

Il faut une vraie transition industrielle
Il faut une vraie transition industrielle

Comme d’autres villes ouvrières, Saint-Chamond a bien changé puisqu’en 10 ans, les emplois industriels sont passés de 33 à 22 % (INSEE 1999-2009). Sur cette même période, alors que 50% des Couramiauds travaillaient dans leur ville, ils sont maintenant 43%, pour un taux de chômage de 14.2% (2887 demandeurs d’emploi fin 2011). Que faut-il faire ? Il faut lutter en menant une vraie politique de transition industrielle qui implique de développer une économie de proximité.

Si une ville  ne peut pas à elle seule sauver des entreprises menacées,  – les Régions et l’Etat doivent jouer leur rôle – des moyens d’actions existent.  Nous pouvons  contribuer  à la reprise et à la création d’entreprises en coopératives (en facilitant l’accès au crédit), mais aussi aider à trouver des fournisseurs et des marchés de proximité.

 

Relocaliser l’activité et l’emploi suppose des partenariats avec les collectivités territoriales et  l’Etat. Une action commune des villes du bassin avec Saint-Etienne Métropole serait souhaitable pour la création de nouvelles filières d’emplois. Les écologistes l’ont  toujours dit : une reconversion qui s’inscrit dans une logique de transition énergétique crée des emplois non délocalisables comme dans la rénovation énergétique de l’habitat ou la production locale d’énergie.

 

Les commerces comptent pour une économie de proximité

 

L’industrie n’est plus le principal vecteur d’emploi ; les commerces et services – là encore locaux – ont leur rôle à jouer. Le modèle de la grande distribution est à bout de souffle ; il dégrade les conditions de travail, sape le véritable commerce de proximité et porte une lourde responsabilité environnementale par le développement exponentiel des transports de marchandises.

 

Les circuits courts sont là pour réduire les distances parcourues et permettent d’obtenir – entre autres – des aliments sains par des modes de production écologiques.


Enfin, comme nous sommes tous responsables en tant que consommateurs, faisons le choix de consommer moins, mais mieux et local, en acceptant de payer le prix juste.