Les cyclistes sont-ils gênants à Saint-Chamond ? (communiqué de presse)

Pour lutter contre les incivilités, faut-il supprimer la piste ou l'auto ?
Pour lutter contre les incivilités, faut-il supprimer la piste ou l'auto ?

Durant les vacances de la Toussaint, la piste cyclable de la route du Coin (qui longe le groupe scolaire Sainte-Marie) a été supprimée à la hussarde, sans bruit ni fracas et surtout sans information ni concertation. Ceci à quelques jours d’un conseil municipal où le sujet n’a même pas été évoqué !

 

Alors que le maillage de voies cyclables dans Saint-Chamond nécessite encore beaucoup d’améliorations, voilà donc que la nouvelle municipalité ne trouve rien de plus urgent que d’éliminer la portion de piste la plus pertinente et la plus empruntée de la ville.

 

Rappelons aussi que ce tronçon avait été le fruit de négociations entre associations et usagers. L’utilité de cette piste n’est pas à démontrer : elle relie le plus important quartier de Saint-Chamond (Fonsala) au centre-ville et à la gare (permettant au passage une multimodalité de moyens de transport).

 

Alors, veut-on éradiquer les cyclistes à Saint-Chamond ?

 

Le fait que certains parents inciviques utilisaient la piste cyclable en question comme un drive-in pour emmener leurs enfants à l’école y est-il pour quelque chose ?

A l’heure où le maire nous parle de sécurité à Saint-Chamond, qu’en sera-t-il des jeunes qui jusqu’à présent empruntaient cette voie pour se rendre à l’école en skate, vélo et autres trottinettes ?

 

Devront-ils désormais rouler sur les trottoirs – et représenter un danger pour les piétons ! - ou bien contribuer à encore augmenter le nombre d’autos dans ce secteur déjà bien engorgé aux heures d’entrée et de sortie d’école ?

 

Les vélos ne sont apparemment plus les bienvenus à Saint-Chamond, puisque depuis peu et dans la même zone, la rue du stade a été rénovée sans qu’aucun aménagement cyclable n’ait été prévu, en contradiction totale avec l’ article L228-2 du Code de l’Environnement qui impose :

« A l’occasion des réalisations ou des rénovations des voies urbaines (…) doivent être mis au point des itinéraires cyclables pourvus d’aménagements sous forme de pistes, marquages au sol ou couloirs indépendants (…). »

 

En voudrait-on aux cyclistes parce que comme le dit la chanson «  Non, les braves gens n’aiment pas que l’on suive une autre route qu’eux ! (bis) » ?

 

Les écologistes étudient quelles suites juridiques à donner à cette affaire pour intervenir auprès des autorités compétentes.