L'abus de publicité nuit à la démocratie

Les panneaux publicitaires abîment le paysage
Comme c'est beau !
Prière de ne pas tomber dans le panneau !
Prière de ne pas tomber dans le panneau !

A l'attention du maire, à l'heure où les taxes sur les affichages publicitaires à Saint-Chamond sont revues à la baisse (?).

Pourquoi ne pas supprimer tout simplement cette pollution visuelle ?

 

Selon l’association RAP (Résistance à l’agression publicitaire), l’affichage publicitaire pèse pour 12% du budget publicitaire en France, contre 4% dans nos pays voisins.

 

Voilà pourquoi nos entrées de villes sont si moches !

 

Il est peut-être temps de changer de modèle, les Trente Glorieuses sont derrière nous !

 

De plus, ce ne sont pas nos commerçants qui profitent de cet affichage ; un des effets pervers de l’affiche publicitaire est qu’il favorise les grandes marques capables de se payer des campagnes, au détriment de l’activité locale.

 

Voilà encore un symbole du tout-automobile ; les automobilistes étant les premiers visés.

 

Pourquoi Saint-Chamond ne ferait-elle pas preuve de courage et d’ambition en ne renouvelant pas ses contrats publicitaires, comme a su le faire Grenoble (150 000 habitants) en 2014, grâce à la volonté d’Eric Piolle – maire écologiste – qui se passe désormais des « services » de JC Decaux - paix à son âme ! -? Le fait est que cet acte politique fort est aujourd’hui salué par les Grenoblois!

 

Ne soyons pas ringards au point de toujours appliquer les mêmes recettes.

 

La publicité dans la ville pose aussi une question démocratique : celle d’une privatisation supplémentaire de l’espace public.

 

Il faut reconquérir les espaces péri-urbains comme biens communs, alors même que la liberté d’expression est plus que jamais à défendre pour l’opinion, les associations et l’art…

 

On ne peut plus nier les conséquences désastreuses de la publicité sur l’environnement ou la société. Elle incite – entre autres - au gaspillage, à l’achat compulsif.

 

Elle pousse au surendettement et à l’achat du moins cher sans se soucier des conditions sociales dans lesquelles travaillent ceux qui produisent.

 

A l’heure du « développement durable » à tous crins, peut-on faire l’impasse sur la question publicitaire ?

 

Alors qu’on invite le consommateur à adopter des gestes simples pour préserver la planète, il en est un que le bon sens impose : la diminution de la place de la publicité dans l’espace public.

 

Allez, un peu de courage, monsieur le maire, cela vous ferait la meilleur des publicités !