Conseil municipal du 16 décembre 2014


  • Médiation par les " pairs "


Ce projet de « médiation par les pairs » concerne plusieurs écoles, leurs enseignants et les élèves. Il s'agit des écoles Lamartine, du Garat et Verlaine. La première partie a déjà eu lieu et le retour que nous en avons est très positif.

Les enseignants ont vécu une formation riche, centrée sur la gestion des conflits, l'acquisition de l'estime de soi et le partage avec l'autre de tous les moments positifs de la vie.

Au delà de l'ambiance de travail plus sereine qu'elle doit permettre, cette formation vise à la formation d'un futur citoyen engagé et solidaire, attentif à autrui.


C'est une expérience que nous jugeons très intéressante et tout à fait adaptée au climat conflictuel, aux tensions que peuvent vivre les enfants, les enseignants, les parents, tous les acteurs de ces écoles qui cumulent des problèmes sociaux, des problèmes de précarité, et des problèmes identitaires et culturels.

Plusieurs écoles publiques de la ville souffrent d'un manque crucial de mixité sociale malgré la mise en place de la carte scolaire, qui depuis quelques années a certainement contribué à réduire ce phénomène.

 

Ce projet de médiation par les pairs est un projet qu'il faut aider, car il doit permettre à nos écoles  de  retrouver un peu plus de sérénité, un climat propice aux apprentissages.

Le porteur du projet Monsieur Alain Makinadjian, directeur de l'école Lamartine s'est engagé au près de la ville à informer les services du suivi du projet.

Nous souhaiterions en avoir un retour en Conseil Municipal par le biais - par exemple - de la commission enfance/ jeunesse. Pourquoi ne pas envisager qu'elle soit reconduite pour former les personnels et les élèves d'autres écoles.

Si nous avons une réserve cependant, c'est pour dénoncer le désengagement de l'Éducation Nationale dans la formation continue de ses personnels  ; les stages accordés s'étant réduit considérablement en nombre et en journées de formation.

 

  • Innover dans l'école par le design


L’expérimentation Innover dans l’école par le design vise à imaginer, définir et concevoir avec les personnels éducatifs, les élèves, les parents et le secteur périscolaire, une nouvelle condition scolaire sans rupture pour l’élève, de l’école au collège, en provoquant des changements dans les pratiques, les espaces, les modalités de l’organisation et les relations.

 

Nous trouvons cette expérience très intéressante. Nous sommes sensibles à ce fonctionnement d'une école ouverte sur la vie, la culture, les autres. Une école de la coopération, une école ou chacun selon ses difficultés et ses potentiels peut trouver ou retrouver du plaisir à apprendre.

Le réseau ÉCLAIR a pour objet de contribuer à corriger les inégalités sociales par le renforcement de l'action éducative dans les milieux sociaux où le taux d'échec scolaire est le plus élevé.


Il doit faciliter la réussite de chacun et améliorer le climat scolaire pour développer l'ambition pour tous. Il prend appui sur des démarches collectives dans les écoles et les établissements pour poursuivre le double objectif de mieux prendre en compte les besoins des élèves et de promouvoir l’excellence pour chacun.

C'est par une modification radicale du rapport à l’école qu'ont les élèves, les enseignants, les familles et les différents personnels au sein des milieux éducatifs que l' expérience scolaire de chacun sera plus agréable, efficace et fluide, en visant la réussite pour tous.


Coopérer, se concerter sont finalement les maître-mots de ce dispositif. C'est la démarche qui avait été utilisée pour la mise en place de la piste cyclable route du coin.

Piste cyclable détruite par vos soins, Monsieur le Maire, avec l'argent des contribuables et sans aucune concertation cette fois !

 

  •  Appel à projets Collectifs Jeunes Innovants

 

Nous jugeons intéressant cet appel à projets Collectifs Jeunes Innovants, nous approuverons donc l'octroi de subventions.

Nous souhaitons cependant profiter de cette délibération pour réaffirmer le soutien sans faille que - nous écologistes - apportons à l'école publique.

Nous veillerons scrupuleusement, à ce que les subventions accordées aux écoles privées n'aillent pas au-delà de ce que la loi permet.

Nous ne pouvons confondre l’enseignement privé avec l’enseignement public, gratuit, laïc et obligatoire, qui ne choisit pas ses élèves, accueille tous les enfants qu'ils soient en difficulté scolaire, malades ou handicapés, sans condition de ressources, sans regard sur l’origine sociale, et ce, pour apporter à tous un enseignement de qualité. 

 

  •  Subventions des clubs sportifs

 

Concernant les conventions pluriannuelles d'objectifs avec les clubs sportifs et l'attribution des subventions pour 2015, nous avions lors du conseil municipal du 22 avril dernier exprimé notre position.

Nous constatons aujourd'hui que  nos arguments n'ont pas fait évoluer votre vision ; nous voterons donc contre.

S'il y a une évidence pour un écologiste, c'est bien celle de l'importance pour notre commune de sa vie sportive.

Les associations sportives Saint-Chamonaises sont notre identité collective territoriale, l'élément fédérateur essentiel pour une société apaisée et ouverte.


Aider et encourager la vie associative à travers son subventionnement ou la mise à disposition de personnels et d’infrastructures,  c'est donner au citoyen toute sa place dans la vie communale.

Notre désaccord porte sur la répartition des subventions concernant les clubs sportifs, et plus particulièrement, les clés de répartition de ces subventions.

 

Toutes les subventions ne profitent pas à tous les licenciés de façon juste et équitable.

Par exemple les frais de déplacement occasionnés pour les matches à l'extérieur restent à la charge des parents bénévoles des équipes sportives qui ne jouent pas à un niveau professionnel. En réalité le coût pour les familles va au-delà du prix de la licence. En revanche tout est intégralement payé aux joueurs professionnels. Nous ne pouvons pas cautionner cette politique.

 

Nous souhaitons un rééquilibrage entre la prise en compte du niveau d'accession, prépondérant actuellement, et l'investissement auprès de la jeunesse, le développement du tissu associatif qu'elle permet, l'investissement au niveau scolaire et donc l'effet éducatif et social produit.

Nous sommes demandeurs d'une réévaluation des subventions en direction des clubs qui favorisent la formation des joueurs, des entraîneurs, des dirigeants.


Ces clubs, qui donnent la seule priorité à l'emploi pour développer la formation auprès des jeunes et pour se structurer plutôt que de rémunérer des joueurs ou joueuses présents un an ou deux pour jouer dans les équipes "fanion".


Il faut encourager l'investissement humain auprès de la jeunesse, l'intégration autour du sport, le développement de valeurs de solidarité et de respect. Ces disparités sont contraires à ces principes.

L'écart chiffré de subventionnement par adhérent entre clubs n'a pas évoluée, il est toujours de 1 à 10 entre le club qui reçoit la plus grosse subvention et les clubs les moins bien dotés.

Les seuls résultats sportifs ne doivent pas, pour les écologistes, justifier une telle différence.

 

  •  Convention avec le comité des fêtes de Saint-Chamond

 

Nous approuverons le renouvellement de la convention avec le comité des fêtes de Saint-Chamond,

mais nous souhaitons exprimer notre opinion sur l'un des événements organisé par le comité.

Il s'agit de l'élection de miss Saint-Chamond.

Cet événement est pour nous rétrograde. Il est contraire aux principes d'égalité des genres. Il « chosifie » le corps de la femme car, il n’a échappé à personne que ce concours ne porte pas seulement sur l’élégance féminine mais aussi sur la forme et la taille de différentes parties du corps, et de certaines en particulier. Il est en ce sens symbole de la marchandisation du corps.

Cette manifestation qui joue sur le sexisme, l’esprit de compétition, flatte les bas instincts masculins mais aussi les rêves des jeunes femmes pour lesquelles notre société est incapable de créer un avenir suffisamment enthousiasmant. 

Il est aussi choquant pour des raisons psychologiques : il faut une importante force de caractère pour résister à la pression sociale et beaucoup de jeunes filles s'angoissent de ne pas correspondre au modèle. C’est pourquoi les critères physiques, sont à réserver à la vie privée. Je ne suis pas naïf et je sais bien que les jolies filles voient la porte s’ouvrir plus facilement, surtout si elles sont jeunes. Mais ce n’est pas le rôle des politiques publiques par l'intermédiaire  du comité des fêtes d’encourager ce type d’événement, même s'ils sont très populaires.

La ville peut honorer des femmes, des hommes, mais sur des caractéristiques autres que le physique, préoccupation essentielle  lors de cette manifestation.


  • Délégation de service pour l'exploitation du Ciné Lumière

 

Cette délibération sur la reconduction de la délégation de service pour l'exploitation du cinéma municipal de notre ville requiert en amont des précisions sur le projet de cinéma multiplexe.

Vous avez déjà annoncé être favorable à un  projet cinéma multiplexe.


Quelle politique culturelle souhaitez-vous pour notre ville en appelant de vos vœux la création d’un tel cinéma ?


Si celui-ci voyait le jour, ceci mettrait - à coup sûr - en péril le Cinéma Lumière classé « Art et Essai » qui réalise chaque année près de 70 000 entrées et restreindrait ainsi l’offre culturelle proposée aux Couramiauds.

L’arrivée d’un multiplexe - et malheureusement les exemples en France et à l’étranger sont bien trop nombreux - va provoquer une extrême fragilisation du cinéma Lumière et à terme sa disparition.

           

Les multiplexes n’ont que faire de la culture et des citoyens. Ils sont un levier aux activités purement commerciales et à la marchandisation de la culture. Leur politique tarifaire empêchant l’accès pour le plus grand nombre à la culture cinématographique, contrairement aux salles Art et Essai.

Le cinéma a une place particulière en France qui tient à défendre son "exception culturelle".

Il fait partie de notre la culture quotidienne, il n'est pas une simple marchandise mais un lieu de diffusion culturelle.


Le Cinéma Lumière mène un travail spécifique d’accompagnement autour des films les plus fragiles, en prenant souvent le temps avec des débats,  de réfléchir, d’accompagner les spectateurs, de valoriser des films méconnus ou anciens.

Pour maintenir cette programmation plus spécifique et plus rare, il met également à l’affiche des films grands publics, qui attirent plus de spectateurs.

Cette diversité de programmation permet aux spectateurs de films plus " commerciaux " d'être tentés parfois par d'autres films plus " pointus ".

Cette mixité permet aussi à notre cinéma d'être rentable, et c'est d'ailleurs pour cela que le délégataire actuel répondra vraisemblablement à l'appel d'offre.


Nous voterons contre la reconduction de la DSP, car sans remettre en cause les compétences professionnelles du gérant actuel (l'URFOL) dont le savoir faire fait - je pense - l’unanimité, nous ne sommes pas partisans de la délégation des attributions des communes, donc du service public, à des entreprises privées.


Nous préférons le fonctionnement actuel du Chaplin à Rive-de-Gier, dont la ville a donné la délégation à une association pour la gestion, le personnel étant pris en charge par la commune.

Cette démarche associative est sûrement plus complexe à mettre en place, mais elle est plus constructive et peut permettre une véritable participation des citoyens à la vie de la cité.


Pour un retour à l'harmonisation des programmations entre les cinémas de Saint-Chamond et Rive-de-Gier,  politique qui donnait à notre vallée du Gier une programmation de qualité pour la plus grande satisfaction de la population ; pour un cinéma encore plus actif au près de la jeunesse, des écoles, des associations ; pour la pérennité de ce service ; pour garder son coût attractif, nous préférerons toujours un service public.


Nous soutenons donc l'idée d'une salle publique de cinéma tout comme la plus ancienne salle de cinéma au monde "L'idéal cinéma Jacques TATI" d'Aniche (dans le nord) en gestion publique depuis 1905.

 

 

  • Hotspots Wi-Fi et ondes électromagnétiques

 

Nous nous abstiendrons sur cette délibération et souhaitons intervenir concernant la réalisation des hotspots Wi-Fi :


Tout d'abord pour dire que les jeunes Saint-Chamonais qui fréquentent la place de La Valette auraient certainement souhaité un aménagement plus convivial de l'espace avant l'installation du Wi-Fi.

Sur cette place, seulement un ou deux pauvres bancs entourés de voitures, à tel point que l'on a dû tracer au sol un passage pour piétons.

L'espace public, avant d'être un lieu de réception de messages en tout genre, est avant tout un lieu de rencontres et d'échanges physiques.

 

Ensuite, nous souhaiterions rappeler à l'assemblée, lesrisques d'atteinte à la santé que peuvent provoquer toutes ces ondes qui nous transpercent.

Le service de téléphonie mobile crée une dégradation invisible de l'environnement. Celle-ci est mesurable à l'aide d'appareils spécifiques. Mais la puissance des nouvelles générations d’antennes « 4G » est si importante qu'elle démultiplie ces risques .


Ainsi, en présence d'une antenne « 4G » on peut mesurer une intensité de 61 000 mV/m.

C'est par ces intensités extrêmement élevées que les antennes « 4G » permettent l'accès à des services comme la transmission de données aussi denses que la vidéo Haute Définition, les jeux vidéos en ligne... sur les téléphones mobiles. Il faut également savoir que les fréquences de la 4G sont choisies pour être plus pénétrantes à travers les murs des bâtiments : elles le sont donc aussi pour les corps humains.

Dans ces conditions, on comprend que les français soient nombreux à se mobiliser face à la 4G et s'inquiètent de la 4G+ (2 fois plus rapide que la 4G) et de la 5G déjà en prévision.

 

Sur le plan scientifique, la toxicité de la téléphonie mobile est aujourd’hui entièrement prouvée et reconnue par l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé). Le Rapport Bio Initiative (dont les auteurs, sommités scientifiques du domaine, font référence à plus de 1800 travaux publiés sur tous les aspects de la toxicité) n’a fait l’objet d’aucune contestation scientifique à ce jour.


Ce rapport, validé par l’Agence Européenne de l’Environnement, puis par le Parlement Européen, évoque les risques de cancer du cerveau, d’Alzheimer, de déclenchements de leucémie et cancers chez les enfants, d’infertilité, de déclenchements des processus dans les cancers du sein, de dégâts irréparable de l’ADN, de perte d’orientation des abeilles, de problèmes de santé et de productivité chez les bovins...


Toutes ces institutions, ainsi que des regroupements de milliers de médecins, le conseil d’Europe, l’Agence Française de Sécurité Sanitaire et du Travail ont adopté la norme de 600mV/m comme intensité maximum à ne pas dépasser pour éviter une catastrophe sanitaire et 200 mV/m comme objectif à atteindre à moyen terme.

Ces alertes ont été lancées bien avant l’existence de la 3G et de la 4G : on imagine donc quelles peuvent être les conséquences sanitaires pour ces nouvelles intensités.


Les solutions pour une téléphonie mobile sans impact sur la santé existent : en effet, la répartition d'antennes de faible puissance sur tout le territoire offre des communications plus performantes avec des intensités beaucoup plus faibles.

Ainsi, dans certains pays, des normes ont été appliquées suivant le principe de précaution (300mV/m en Toscane-Italie, 600mV/m au Liechtenstein, Salzbourg-Autriche, Valence-Espagne...). La France est le pays au monde où les normes sont les plus hautes en accordant aux opérateurs des intensités de 61 000 mVolt/m.

 

  •  Trophées Jeunes Espoirs

 

Si nous sommes tout à fait en accord avec l'idée de valoriser des jeunes présentant un parcours remarquable, nous trouvons bien moins remarquable d'associer le nom du Crédit Agricole à celui de notre ville.

En effet, l'éthique de cette banque est très controversée, aussi bien dans des articles de presse des Echos, du Figaro, d'Alternatives Economiques, mais aussi par de nombreuses ONG comme Les amis de la terre, Amnesty International, Handicap International.

 

Le Crédit Agricole - principalement via ses filiales Crédit Agricole CIB et Amundi présentes aux quatre coins du monde - a un impact non négligeable sur l'environnement. On le retrouve ainsi impliqué dans de très nombreux projets controversés :

Cette banque finance des mines de charbon à ciel ouvert, des producteurs de bombes à sous-munitions et de mines anti-personnels, des techniques d'extraction qui consistent à faire exploser les sommets des montagnes pour en extraire le minerai, les producteurs de sables bitumineux, etc.

Triste récompense pour cette banque, qui figure aussi sur le podium des banques françaises implantées dans les paradis fiscaux, avec 133 filiales.

 

Pour toutes ces raisons, nous nous abstiendrons lors du vote de cette délibération, en souhaitant vivement que ce projet soit reconduit en 2015 avec une banque éthique, il en existe semble-t-il.

 

  •  Patinoire

 

Nous relevons page 36 un marché public pour l’aménagement d’une place vue d'installer une patinoire. Cette patinoire existe pourtant depuis plusieurs années. Elle était précédemment installée square croix Gauthier où elle contribuait à l’animation du centre-ville pendant la période des fêtes de fin d’année. Vous avez engagé des travaux pour 46000 € - une somme importante - pour déplacer cette cette patinoire qui se trouve désormais éloignée des commerces du centre-ville.


Pouvez-vous nous donner la raison de cette dépense ?