Conseil municipal du 22 avril 2014

 

  • Subvention aux associations


Concernant les attributions des subventions aux associations pour 2014, nous nous abstiendrons.

 

Tout d'abord, s'il y a une évidence pour un écologiste, c'est celle de l'importance fondamentale dans notre commune de sa vie associative, culturelle et sportive.

 

Les associations Saint-Chamonaises sont notre identité collective territoriale, l'élément fédérateur principal pour une société apaisée et ouverte.

 

Aider et encourager la vie associative à travers son subventionnement ou la mise à disposition de personnel et d’infrastructures,  c'est donner au citoyen toute sa place dans la vie communale.


Notre désaccord porte sur la répartition des subventions, notamment celles concernant les clubs sportifs, et plus particulièrement, les clés de répartition de ces subventions.

 

Nous souhaitons un rééquilibrage entre la prise en compte du niveau d'accession, prépondérant actuellement, et l'investissement auprès de la jeunesse, le développement du tissu associatif, l'investissement au niveau scolaire et donc l'effet éducatif et social produit.

 

Nous sommes demandeurs d'un rééquilibrage des subventions en direction des clubs qui favorisent la formation des joueurs, des entraîneurs, des dirigeants.

 

Ces clubs, qui donnent la seule priorité à l'emploi pour développer la formation auprès des jeunes et pour se structurer plutôt que de payer des joueurs ou joueuses venant en un an ou deux pour jouer dans les équipes "fanion".


Pour concrétiser cette position des écologistes nous tenons à faire part de la réflexion d’un dirigeant du Hand-ball club de Saint-Chamond :

 

« Ce club en plein développement a aujourd'hui 480 licenciés (6ème club national), propose un encadrement et des compétitions sur toutes les catégories masculines et féminines, du baby hand jusqu'aux seniors (soit 24 équipes). En direction du handicap aussi, avec une section de hand-fauteuil.  Ce club présente des équipes en championnats régionaux et nationaux dont 2 équipes seniors masculine et féminine en nationale 3, 2 équipes moins de 18 ans féminine et masculine en championnat de France. Ceci engendre des frais importants.

 

Un niveau donc très correct, obtenus par la formation de cette jeunesse.

 

Jusqu'en décembre dernier, il y avait 3 salariés dans ce club. Faute de budget suffisant, l'un d'entre eux a été licencié. Les « coaches » des équipes de jeunes ne sont plus à ce jour indemnisés de leurs frais de déplacement pour superviser leurs joueurs. »

 

Il nous semble logique d'encourager l'investissement humain auprès de la jeunesse, l'intégration autour du sport, le développement de valeurs de solidarité et de respect comme peut le faire ce club, comme d'autres d'ailleurs, qui de plus intervient dans les écoles, collèges et lycée de la commune.

 

Pour conclure notre intervention, l’échelle de subventionnement par adhérent entre les clubs les moins et les plus fortement dotés varie de 1 à 10.

 

Les seuls résultats sportifs ne doivent pas, pour les écologistes, justifier une telle différence.

 

  • Délégations des adjoints

 

Concernant l’exercice du mandat municipal, et plus particulièrement les délégations retenues sur les postes d'adjoints, nous sommes surpris du manque d’importance que vous accordez à l'éducation en ne consacrant pas à ce service un poste d'adjoint.

 

L'éducation des jeunes doit être une priorité pour une ville. Elle concerne tout de même 30 écoles maternelles et élémentaires sans oublier les 6 collèges et lycées d’enseignement général et professionnel : ces chiffres à eux seuls soulignent la responsabilité qui incombe à la commune.

 

L’importance qu’accorde une commune à l’éducation et en particulier à l’école témoigne de son implication et de sa volonté de partenariat pour former des citoyens libres et acteurs. Trouver une aide auprès de la municipalité favorise la réalisation de projets éducatifs portés par les enseignants et les parents d’élèves.

 

Les jeunes représentent notre avenir, l'école est en droit d'attendre plus de considération de notre commune, entre autre par la désignation d’un adjoint chargé de la vie scolaire.

 

De ce fait, nous avons des craintes sur le temps, les moyens, l’implication que votre équipe compte mettre à disposition  des écoles, au service des enfants.

 

  • Pollution lumineuse

 

La pollution lumineuse progresse. En France, la consommation électrique à destination de l’éclairage public est passée en vingt années de 70 à 91 kWh par habitant quand elle n’est que de 43 kWh en Allemagne. Nous utilisons par an l’équivalent de la production d’1 réacteur nucléaire pour ces simples éclairages publics.

 

Ceci a un coût environnemental très  important :

 

- sur la biodiversité : insectes et oiseaux sont très perturbés, désorientés, ou disparaissent.

 

- sur la consommation d’énergie et les rejets de gaz à effet de serre (4%) que cela entraîne.

 

Pour faire face à ces problèmes, nous pensons qu’il est possible de réaliser une extinction complète entre 23h30 et 5 h30 dans certains lieux, et une extinction partielle dans d’autres, ce qui permet des économies d’énergie au profit de tous les Saint-Chamonais.