Conseil municipal du 26 mai 2014

 

  • Intervention sur le CLIPS

 

Le CLIPS - et plus récemment Sport'Anim - mis en place par la majorité précédente sont des associations ou organisations du sport pour tous indispensables à notre commune.

Le premier à destination des enfants et adolescents, le second pour les adultes sont des vecteurs importants d'éducation et d'accès à la culture sportive. Les activités proposées permettent le développement de la mixité sociale, de la solidarité et sont sources de bien être et d'épanouissement.

 

Sport'Anim  permet l'accès à une pratique sportive ou d'entretien régulière pour  un public adulte qui s'est éloigné de l'activité physique. Cette structure très récemment créée a démontré en quelques années, qu'une pratique moins contraignante que dans un club et adaptée à tous financièrement pouvait attirer son public.

Elle est dans la logique d'un sport pour tous que nous défendons.

 

Vous évoquez la réforme des risques scolaires qui risquerait d'avoir pour conséquence l'arrêt des activités du CLIPS à la prochaine rentrée.

 

Nous pensons que la mise en place d'un temps périscolaire de qualité n'est pas incompatible avec la poursuite  des activités du CLIPS. La formule devra vraisemblablement évoluer mais nous sommes prêts à y réfléchir au sein de la commission en charge du sport et avec les dirigeants de ce club d'initiation à la pratique sportive.

 

Nous voterons POUR le renouvellement de cette convention.

 

  • Intervention sur le bilan des opérations sur la gestion active de la dette

 

Les écologistes s'abstiendront sur cette délibération. En effet le bilan des opérations sur la gestion active de la dette est imputable aux deux majorités auxquelles nous n'étions pas associés. Nous pouvons simplement constater que la majorité sortante a diminué la dette. La droite UMP aujourd'hui aux commandes avait, avec l’UDI, laissé une situation catastrophique avec les emprunts toxiques.  Nous regrettons que la majorité sortante n’ait pas entamé une procédure juridique comme le maire d'Unieux qui a refusé de voir les taux d'intérêt passer de 3 % à 14 %.

 

Nous regrettons tous les cadeaux faits aux banques avec le choix de l'économie de marché, qui ne se soucie pas des raisons qui conduisent à la fixation de taux d’intérêt plus ou moins élevés. Les écologistes sont pour que les collectivités ne rentrent pas dans cette politique du marché à taux variable et défendent le taux fixe.

 

Nous sommes aussi dans la logique plus globale de revenir à la pratique de 1973 avec le prêt à taux zéro de la Banque de France pour l’État, ce qui explique que nous ne nous sentons pas impliqués par ces jeux de prêts pour notre commune.

 

  • Désignation d'un délégué en charge des questions de défense

 

La question de la professionnalisation de l'armée a en son temps fait débat :

 

Fallait-il conserver des régiments d'appelés qui ne pouvaient intervenir que sur le territoire français ou organiser une armée de métier pouvant se déplacer pour faire le gendarme un peu partout sur la planète ?

 

Les écologistes étaient réticents sur les deux options, pensant qu’avec une armée nationale on est toujours dans « la loi du plus fort ». Notre préférence est dans un investissement humain et financier  pour une armée sous l'égide de l'ONU.

 

Les écologistes ne seront donc pas candidats à cette désignation même s’ils peuvent apprécier que depuis 2001 la question de la défense ne soit pas réservée aux seuls professionnels puisqu'il revient aux citoyens de pouvoir désigner un délégué en charge des questions de défense.

 

La charge de ce délégué s'inscrit dans la politique militaire de la France, nous aimerions lui voir attribuer d'autres rôles.

 

Il pourrait par exemple s'engager auprès de la population Saint-Chamonaise dans des actions d'éducation à la paix et à la résolution non-violente des conflits.

 

Il pourrait œuvrer à l’organisation d’une résistance civile.

 

Il pourrait s’agir de proposer un service national auprès des réseaux abolition 2000 qui agissent en France et internationalement pour sortir de la force de frappe nucléaire, pour que nos enfants, petits-enfants et toutes les générations futures disposent d’un monde sûr et viable.

 

Libérer notre terre des armes nucléaires est une aspiration commune de l’humanité.

Nous nous abstiendrons donc pour ce vote.

 

  • Délégation d'attribution : Intervention à propos du distributeur automatique de boissons

 

Parmi les décisions que vous avez prises dans le cadre de votre délégation d'attribution, il est indiqué une convention pour un distributeur automatique de boissons dans les locaux de la mairie.

 

Nous aimerions savoir si la convention signée avec la société SOFODA-VITDIS prévoit de distribuer des produits biologiques et responsables issus du commerce équitable, comme  le propose par exemple l'entreprise "My Green Shop" [Mon magasin vert] en propose avec des distributeurs de boissons biologiques et labellisées Max Havelaar.

 

Europe Écologie les Verts rappelle qu’en 2001 une motion en ce sens a été adoptée en séance du conseil municipal * sur proposition de l’association Éthique sur l'étiquette dont la responsable était Madame Erika Lestard.

 

Cette motion avait fait l'unanimité des groupes politiques. Il nous paraît important que cette délibération ne soit pas oubliée en particulier au moment d’établir un contrat pour un distributeur de boissons.

 

Pourrions-nous avoir un exemplaire de cette convention avec la Société SOFIDA-VITDIS ?

(* Séance du lundi 17 décembre 2001)

 

  • Mise en place des nouveaux rythmes scolaires

 

C’est un sujet important, mais pas seulement pour les enfants. Il interroge la société tout entière, notamment la vie des familles, les contraintes professionnelles et économiques.

 

La focalisation médiatique sur la seule question des rythmes scolaires obscurcit le vrai débat sur l’école.

 

On oublie ainsi des questions plus fondamentales sur les contenus, les programmes scolaires, la finalité de l’école, la pédagogie, les rapports entre l’école et les familles…

 

On oublie aussi qu'il est indispensable pour assurer un équilibre et une meilleure répartition des apprentissages de réduire la durée des congés estivaux, ces huit longues semaines, véritable obstacle à la continuité pédagogique.

 

De l’avis de tous les chrono-biologistes, les emplois du temps des enfants sont bien trop lourds en France comparés à ceux de nos voisins. Nous avons trop peu de jours de classe et les journées sont trop chargées. Nous avons le sentiment que le gouvernement a cédé  sur ce point sous le poids notamment des lobbies du tourisme.

 

Autre aveu de faiblesse du même gouvernement avec cette possibilité de regrouper le périscolaire sur une seule après-midi.

 

Ces assouplissements ont  vidé la réforme d’une partie de sa pertinence, le rythme d'une journée ordinaire n'étant pas réduit. Nous serons vigilants pour que cette dérive ne touche pas notre commune.

 

Trop vite évacué aussi malheureusement, le retour possible au samedi matin travaillé.

 

Un retour au travail du samedi matin poserait, il est vrai des problèmes d'exercice de la parentalité, notamment pour les couples divorcés.

 

Mais la pause de deux jours durant le week-end fait que l’enfant se couche tard trois soirs de suite : les vendredis, samedis et dimanches. Il commence la semaine fatigué.

 

J'ai vécu personnellement en tant qu'enseignant, ce travail du samedi matin. C’était un moment privilégié pour le rapport entre l’école et les familles. Les parents ne travaillant généralement pas. Ils sont moins pressés et cela peut être l’occasion de contacts et de dialogues féconds pour la scolarité des enfants.

 

Le budget accordé par la commune à la mise en place de ce temps périscolaire relève d'abord d'un choix politique, celui de privilégier ou non pour nos enfants le bien-être à l'école. L'enfant doit s'ouvrir au monde, nous devons lui en donner les moyens.

 

A votre arrivée, contestant le projet mis en place, vous avez réduit le temps périscolaire « gratuit » prévu par votre prédécesseur. Ce n'est pas le signe de la volonté de réduire la fracture sociale, culturelle.

 

Vous avez  annoncé très récemment  la suppression de la cantine le mercredi midi.

 

Au départ, l'idée était de maintenir le niveau de service proposé, en se disant que si jusqu'à présent des parents utilisaient les centres sociaux toute la journée du mercredi, c'est que ce besoin en garde existait. Vous avez balayé ce principe.

 

Il y aura uniquement garderie de 11h30 a 12h30 mais aucun lien, ni en terme de possibilité de repas, ni en terme de transport, avec le mode de garde de l'après-midi.

 

Tous les parents ne sont pas en temps partiel ou avec la possibilité de rentrer à midi faire manger leurs enfants. Le retour que nous avons de certaines écoles est que cela risque d'être un casse-tête ingérable pour certaines familles. Pour certains, le recours est de scolariser leurs enfants en école privée, puisque même sous contrat elles n'ont pas à se soucier des rythmes scolaires de l'enfant, et d'avoir dans ce cas un mode de garde complet pour le mercredi.

 

Un autre effet très concret cette fois sur le temps scolaire, est que l'on assiste clairement à un transfert de budget. Une partie de ce qui était financé en soutien éducatif, culturel pour mener à bien une pédagogie du projet disparaît au profit du temps périscolaire. C'est forcement dommageable pour nos écoles.

 

Pour que cette réforme - qui est une bonne réforme - fonctionne, il faut y associer les compétences et les savoir-faire des enseignants. Il faut que ce temps « Peillon » soit vraiment dans la continuité du temps scolaire.

 

Si tous les jours en milieu d'après-midi, une nouvelle équipe très peu formée, avec une part importante d'emplois précaires remplace dans l'école des personnels à haut niveau de qualification, on peut envisager de nombreux dysfonctionnements. Peut-être même plus grave, avec une mise en jeu de la sécurité de nos enfants.

 

La baisse de rémunération annoncée de l'aide aux devoirs en comparaison du taux horaire actuel d'une étude surveillée n'est pas le gage d'une adhésion des enseignants au projet. Il leur faudra travailler plus pour gagner pareil !

 

Dans la même logique, vous prévoyez un taux d'encadrement de 1 à 15 ou à 18 en fonction de l'âge. C'est trop pour des personnels non formés, qui ne connaîtront pas bien l'école, pas très rapidement les enfants et qui risquent d'avoir à pallier des absences ponctuelles car cette précarité n'est pas source d'assiduité.

 

Si nous sommes rassurés par la qualité reconnue des associations culturelles qui ont souhaité s'investir dans ce dispositif, des services municipaux (notamment les sports impliqués aussi), nous pensons qu'un suivi est impératif avec : les enseignants, les parents, les élus, les associations, le tissu artistique et sportif,… et pourquoi pas avec les conseils de quartiers qui ont lieu très régulièrement, et surtout lors de cette première année où de nombreuses difficultés risquent d'apparaître.

 

En souhaitant que nos remarques, nos propositions soient entendues, nous voterons POUR cette mise en oeuvre des rythmes scolaires car cette réforme est courageuse, elle a du sens pour la qualité des apprentissages à l'école.

 

  • Intervention sur la précarité énergétique

 

Nous sommes POUR l'attribution de cette subvention exceptionnelle, mais cette sollicitation appelle à notre avis quelques remarques.

 

Nous sommes dans le cas typique d'un problème de précarité énergétique. Il s'agit là d'une association, le problème n'est donc pas vital. La commune va pouvoir régler ses difficultés financières pour le paiement du chauffage.

 

Mais cette précarité touche aussi des familles qui ne peuvent plus payer leurs factures ou qui ne se chauffent plus, moins, moins souvent, pas tous les jours...

 

Le Médiateur national de l'énergie dans son rapport annuel de 2013 a confirmé la montée de ce phénomène qui frappe environ 8 millions de personnes en France.

 

La cause directe de la précarité énergétique est avant tout un logement en mauvais état au plan thermique, ce qui a pour conséquence une surconsommation d’énergie pour que les occupants atteignent un confort minimal.

Cette précarité va s'accroître encore, avec l'accroissement du coût de l'énergie : de + 4 à + 8 % par an selon les sources.

 

Pour lutter efficacement, Il faut penser Sobriété, Efficacité, Énergies Renouvelables.

La transition énergétique permettra plus de justice sociale. L’énergie n’est pas le seul enjeu, la transition énergétique représente une capacité importante de création d’emplois sur un territoire.

 

Avec les économies d’énergie réalisées, l’argent des ménages pourra ainsi être utilisé localement au lieu de s’envoler dans l’achat d’une énergie fossile importée.

Il y a urgence à agir... Il y a urgence à accélérer la transition énergétique.

 

Quelques pistes pour notre commune :

 

- Poursuivre et accentuer la rénovation des logements sociaux.

- Dynamiser la  gouvernance de l’énergie en adoptant une démarche de territoire à énergie positive.

- Aménager le territoire pour densifier la ville et ainsi réduire les besoins en déplacement.

- Inciter les différents acteurs à réduire leur consommation d’énergie.

- Agir sur la consommation d’énergie de la commune en rénovant le bâti municipal, en construisant systématiquement de nouveaux bâtiments à énergie positive, en appliquant une politique intelligente d'extinction de l'éclairage public.

- Soutenir le développement de projets de production énergétique.

 

Ces dépenses, dont cette attribution de 500 euros, se font toujours au détriment de financements culturels, sportifs, éducatifs... L'enjeu est important !

 

Nous rappelons pour conclure que nous aurons tout au long de ce mandat la volonté de soutenir tous les projets que nous, écologistes, aurions pu porter.