Conseil municipal du 19 mai 2015


  • Acquisition des locaux de l'ex CPAM  (page 3)

 

Vous annoncez dans le journal municipal, la création d'une esplanade pour mettre en valeur l'Hôtel Dieu.

Si nous adhérons à la proposition, nous trouvons très surprenant que le magazine municipal évoque comme acquis des délibérations non débattues et non votées. Le message est que le conseil municipal n'est pas le lieu où les décisions sont prises, et les propositions de l'opposition n'y sont donc pas entendues.

Les architectes définissent l'esplanade comme un espace aménagé avec art et dédié à la promenade.

Cette définition nous convient, si l'on y ajoute de la verdure, des bancs et des jeux pour enfants, ce quartier deviendrait plus agréable.

Attention aux dérives inflationnistes en terme de stationnement. Permettre aux habitants une alternative au  « tout-voiture », c'est mieux pour notre santé et pour la convivialité de notre ville.

Nous voterons pour cette délibération.


  • Dénominations de voies (page 3)

 

Concernant ces dénominations de voies, nous sommes plus favorables aux noms de métiers anciens ou actuels, aux noms empruntés à la faune et à la flore, noms de provinces comme à Fonsala, ou reprenant comme pour la rue de l'octroi, une fonction ancienne.

Au delà des mérites, des histoires, des parcours, la personnalisation politise l'acte.

Pour étayer mon propos, trois personnes ont été choisies, exclusivement des hommes. Pas une femme n'est méritante ?

Il serait intéressant de faire le compte des noms de rues Saint-Chamonaises dédiées à des femmes. Madame Forest a peut-être un avis proche.

Ces hommes sont deux industriels et un notable, une proposition plus équilibrée avec le nom d'une femme et d'un ouvrier par exemple, serait plus pertinente.

Notre histoire locale doit être riche de personnages d'autres milieux et tout aussi méritants.

Nous voterons pour cette délibération malgré ces remarques.

 

  • Etalement urbain

 

Ecologistes, nous ne pouvons pas cautionner une politique qui persévère dans une logique rétrograde d’étalement urbain, telle que présentée ce jour : pas moins de deux lotissements de 47 et 51 lots !

La France perd tous les 10 ans l’équivalent d’un département de terres agricoles ; l'artificialisation se portant majoritairement sur les meilleurs sols car l'homme s'est historiquement installé sur des terres fertiles, nos villes ayant grossi autour de ces premières implantations.

Il est temps d’endiguer cette hémorragie et d’avoir une pensée globale de l’urbanisme. Cette disparition du foncier interroge également sur notre indépendance alimentaire.

Ne parlons pas non plus de l’imperméabilisation des sols que cela engendre, comme à Richagneux, situé sur une colline (Saint-Ennemond) !

Faudra-t-il construire par la suite un barrage pour retenir les eaux de ruissellement et derechef bétonner des terrains, comme prévu à Rive-de-Gier (lotissement Les Côteaux des Bruyères) ?

A ce sujet, M.Charvin, maire de Rive-de-Gier s’exprimait dans Le Progrès (2 mai 2015) en termes choisis : « Cette opération va nous coûter la peau du c… pour un barrage qui ne servira à rien. » (sic).


  • Tarification parking


Nous sommes favorable à une tarification tous les ¼ d'heure, mais nous nous abstiendrons, du fait de notre désaccord avec le mode de gestion des parkings, laissé à une entreprise privée. La délégation au privé - comme pour l'eau et la restauration scolaire - augmente toujours les coûts.

Pour rappel, Vinci Park a réalisé des bénéfices de 1,9 milliards d'euro en 2013, ils sont montés à 2,5 Mds en 2014.

Au terme de cette convention avec le délégataire, est-il envisagé une modification pour une gestion municipale de ce service aux habitants ?


  • Vidéosurveillance


 

Nous pensons que Saint-Chamond n'est pas une ville à haut niveau d'insécurité ; ce sentiment existe, il doit être pris en compte.

Le « tout répressif » n'est pas le moyen de garantir la sécurité publique et il n'y a pas d'angélisme à dire cela. Il n'y en a pas non plus à dire que la délinquance prend sa source principalement dans l'exclusion sociale.

Il faut assurer une meilleure prévention, développer  et réorganiser la médiation avec les emplois de proximité, les policiers municipaux et nationaux, les gardiens d'installation, les éducateurs, les médiateurs qui vont assurer lien social et convivialité.


Il faut aussi faire confiance à l'école, agir avec elle et avec les familles  pour renforcer la citoyenneté.

Améliorer le cadre de vie, désenclaver les quartiers par des transports en commun réorganisés, nous en avons fait la demande à la commission transport de SEM qui a pris en compte notre remarque.

Il faut préférer un accès à la culture et au sport pour tous, plutôt qu'un subventionnement indécent du sport de haut niveau.


Là ou les problèmes d'incivilité, de bruit, de petite délinquance se posent, Il faut faire des conseils de quartier un lieux d'écoute, de responsabilisation, de coopération entre les habitants. Nous sommes inquiets quant à leur devenir.

Il n'y a pas de réponse politique efficace immédiate contre l'insécurité et ceux qui prétendent la connaître sont des démagogues. Leurs propositions sont souvent simplistes, tels l'armement de la police municipale ou la vidéosurveillance.

Vous nous proposez ce soir de l'amplifier ; son inefficacité et son coût très important sont les seules réalités. Ces solutions techniques ne remplacent pas une réponse globale sur le vivre ensemble.

Pour permettre à votre majorité un vote éclairé plutôt qu'idéologique, nous demandons le report de cette délibération et un bilan 2008-2014 préalable, réalisé en toute indépendance sur la vidéosurveillance.

 

  •  Fouquet's

 

Nous sommes bien sur favorables à l'attribution de ces 2 subventions qui apportent un soutien  à des projets scolaires.

Nous avons une question au Maire pour son groupe majoritaire de l’UMP. Les Jeunes de la classe SEGPA du collège E. Richard, vont être amenés à aller au restaurant du Fouquet’s. Si une rencontre avec M. Nicolas Sarkozy, responsable de votre partie politique est prévue, l'enveloppe votée sera-t-elle suffisante ?


  • Question concernant l’étude sur la circulation dans le quartier de la route du Coin

 

Suite à la suppression, sans concertation aucune, de la piste cyclable de la Route du Coin, vous annonciez, Monsieur l’adjoint en charge des travaux, dans la presse du 2 novembre 2014, vouloir lancer une étude sur la circulation dans le quartier.

Vous évoquiez alors une « situation anarchique » créée par « l'idéologie du tout-vélo »,  chacun faisant « comme il l'entendait »

Vous faisiez aussi référence à votre pragmatisme en rectifiant les mauvaises décisions.

Plus de 6 mois se sont écoulés et nous sommes sans nouvelle de cette étude.


Nous attendons toujours les courriers adressés dans le cadre de cette soi-disant concertation très élargie, comme nous sommes aussi dans l'attente depuis maintenant trois mois et après deux courriers, du document de l'audit du foyer Barra.

Aux heures d'entrée et de sortie de l'école, la circulation route du Coin s'est détériorée. Les embouteillages sont encore plus importants.

Les conducteurs préférant stationner leurs véhicules sur la route plutôt que sur le parking, chacun fait encore plus comme il l'entend ! Les transports en commun sont donc retardés.


Votre pragmatisme n’a pas encore fait toutes ses preuves.

L'étude sur la circulation en cours, sûrement réalisée dans le meilleur esprit d'indépendance, à l'image de cet audit que nous attendons toujours, devrait bientôt nous apporter des solutions.

Où en êtes-vous de cette étude ?

Pourrions-nous avoir le document qui formalise vos conclusions ?

 


Vœu proposé par le Groupe Écologie pour Saint-Chamond – les Verts
au Conseil municipal le mardi 19 mai 2015

 

Objet : contribuer à la réussite de la COP21

 

En décembre 2015, la France accueillera à Paris la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique, la COP 21. C’est un honneur et une chance pour notre pays d’accueillir cette conférence ; elle doit représenter un tournant majeur pour nos sociétés.

 

Dans son 5ème rapport, le Groupe Intergouvernemental d’Experts sur le Climat confirme que sans une mobilisation importante de tous les acteurs pour lutter contre le réchauffement climatique, la température du globe pourrait augmenter de l’ordre de 3 à 6 degrés d’ici à la fin du XXIe siècle. D’ores et déjà, les douze années les plus chaudes jamais enregistrées au cours de l’histoire de l’humanité ont eu lieu ces 15 dernières années  et les glaciers continuent de fondre pendant que le niveau des océans ne cesse d’augmenter. Les conséquences du réchauffement climatique seraient dramatiques : à l’échelle mondiale, plusieurs milliards de personnes verraient leur accès à l’eau menacé ; des centaines de millions de personnes seraient contraintes de se déplacer, des conflits pour l’accès aux ressources, y compris les terres ou les ressources alimentaires pourraient apparaître. A Saint-Chamond, l’îlot de chaleur urbain pourrait provoquer des désastres sanitaires équivalents à la canicule de 2003, tous les ans.

 

Le rapport du GIEC est alarmant, mais il est également porteur d’espoir : il n’est pas trop tard pour agir.

 

Nous pouvons encore inverser le processus d’accroissement des émissions de gaz à effet de serre et éviter un dérèglement climatique aux conséquences tragiques. Cet espoir et cette opportunité nous obligent à agir, et à agir maintenant. Agir en faveur de la transition écologique. Agir dans le sens d’une transformation de notre modèle de développement. Agir pour changer nos comportements, qu’ils soient individuels ou collectifs.

 

Car il ne suffit pas d'organiser des grandes messes incantatoires et acheter des indulgences en écrivant maints plans ou autres schémas et se croire ainsi exonérés de la mise en œuvre des solutions. Les grandes ambitions affichées par les Plans de Déplacements Urbains, les Plans de Protection de l'Atmosphère, les Schémas Climat -Air -Énergie, les plans Climat Énergie Territoriaux sont loin d'être mises en œuvre.

 

L'urgence climatique exige, en premier lieu, l'implication concrète et à courte échéance des acteurs publics.

« Les initiatives développées par les collectivités locales, les organisations de la société civile et les entreprises vont amplifier la mobilisation et viendront s’ajouter aux contributions des États », souligne le gouvernement sur le site dédié à la Conférence.

 

Comme l'ensemble des collectivités territoriales, SEM a, dès 2008, élaboré un Plan Climat Énergie Territorial qui engage notre agglomération à suivre la stratégie des « 3 fois 20 » à l'horizon 2020 c'est à dire :

 

• Réduire de 20% ses émissions de gaz à effet de serre

• Réduire de 20% sa consommation d'énergie

• Augmenter à 20% la part de consommation des énergies renouvelables

 

Nous devons donc, aujourd'hui concrétiser ces ambitions en faisant preuve de volontarisme et de cohérence dans les actions.

 

Notre ville doit associer sa population à cette manifestation au travers d’initiatives populaires, en créant des lieux et des moments d’échanges entre les citoyens, les écoles, les associations, et les entreprises. Pour que la société civile dans son ensemble soit force de propositions et puisse influencer positivement les débats de la COP21. Et, parce qu’ils sont ceux qui auront à poursuivre le chemin sur lequel nous nous engageons, celui de la transition écologique, un véritable travail de sensibilisation aux problématiques du dérèglement climatique doit être mis en œuvre en direction des plus jeunes.

 

Le conseil municipal de Saint-Chamond réuni le 19 mai 2015, décide de prendre ses responsabilités pour contribuer à la réussite de la COP21 et :

 

Affirme solennellement accompagner tous les Saint-Chamonais qui souhaitent s’impliquer localement sur les enjeux du dérèglement climatique afin que la mobilisation soit la plus large possible via les conseils de quartier, les écoles, les centres de loisirs, les associations, les EHPAD, les administrations et les entreprises…

S’engage à amplifier ses actions en faveur de la transition énergétique et écologique pour relever le défi des mutations en cours et préparer l’avenir.

Sensibilise le plus large public possible aux enjeux climatiques par l'organisation de soirées thématiques (économie circulaire et climat, climat environnement et santé, climat et consommations énergétiques...)

Utilise le magazine municipal pour relayer les différentes initiatives et expliquer les enjeux, les solutions...

Mobilise un groupe de réflexion pour porter quelques actions simples et concrètes en direction de la jeunesse par exemple.

 

Le conseil municipal s'engage à afficher le bilan carbone de chacune de ses décisions et demande que la même démarche soit appliquée aux décisions de Saint-Etienne-Métropole.

 

Rapporteurs : Alain Barbasso et Patricia Simonin-Chaillot