Conseil municipal du 9 mai 2016

  • L’abus de publicité nuit à la démocratie

Selon l’association RAP (Résistance à l’agression publicitaire), l’affichage publicitaire pèse pour 12% du budget publicitaire en France, contre 4% dans nos pays voisins.

 

Voilà pourquoi nos entrées de villes sont si moches !

Il est peut-être temps de changer de modèle, les Trente Glorieuses sont derrière nous !

 

De plus, ce ne sont pas nos commerçants qui profitent de cet affichage ; un des effets pervers de l’affiche publicitaire est qu’il favorise les grandes marques capables de se payer des campagnes, au détriment de l’activité locale.

 

Voilà encore un symbole du tout-automobile ; les automobilistes étant les premiers visés.

 

Pourquoi Saint-Chamond ne ferait-elle pas preuve de courage et d’ambition en ne renouvelant pas ses contrats publicitaires, comme a su le faire Grenoble (150 000 habitants) en 2014, grâce à la volonté d’Eric Piolle – maire écologiste – qui se passe désormais des « services » de JC Decaux ? Le fait est que cet acte politique fort est aujourd’hui salué par les Grenoblois!

 

Ne soyons pas ringards au point de toujours appliquer les mêmes recettes.

 

La publicité dans la ville pose aussi une question démocratique : celle d’une privatisation supplémentaire de l’espace public.

 

Il faut reconquérir les espaces péri-urbains comme biens communs, alors même que la liberté d’expression est plus que jamais à défendre pour l’opinion, les associations et l’art…

 

On ne peut plus nier les conséquences désastreuses de la publicité sur l’environnement ou la société. Elle incite – entre autres - au gaspillage, à l’achat compulsif.

 

Elle pousse au surendettement et à l’achat du moins cher sans se soucier des conditions sociales dans lesquelles travaillent ceux qui produisent.

 

A l’heure du « développement durable » à tous crins, peut-on faire l’impasse sur la question publicitaire ?

 

Alors qu’on invite le consommateur à adopter des gestes simples pour préserver la planète, il en est un que le bon sens impose : la diminution de la place de la publicité dans l’espace public.

 

Allez, un peu de courage, monsieur le maire, cela vous ferait la meilleure des publicités !

  • Rue Sabotin

L’acquisition rue Sabotin s’était inscrite en 2001 dans un projet de démolition à vocation d’aire de stationnement. Vous nous avez récemment montré avec la rue Gambetta et dans votre projet sur l'ex-foyer Barra que vous êtes dans cette même logique.

 

Cet immeuble, détruit à l'époque donnait du charme à la ruelle qui débouche sur la place Dorian. Une ville a son cachet par les lieux qu’elle préserve et rénove ou construit. C’est cela qui donne plaisir à se promener, qui donne vie à un centre ville et non des parking même plantés d’arbres et agrémentés de quelques fleurs pour faire « comme si » on était respectueux de son environnement.

 

L’urbanisme doit être réfléchi en fonction de l’activité humaine en lien avec l’espace et le territoire où elle s’exerce. Le respect de l’environnement, de l’histoire des lieux, et des caractéristiques géographiques et géologiques impose que le pouvoir local responsable et démocratique soit capable de porter un projet privilégiant l’harmonie sociale.

 

Mes propos ne sont pas nostalgiques ; les immeubles comme les êtres vivants ont vocation à être remplacés. Mes propos ont pour objet d'insister sur cette question, au- delà de l'aspect visuel, allons nous reconstruire un vrai lieu de vie ?

 

Pour cela il faut promouvoir une réelle démocratie participative en matière d’urbanisme, une réunion « à la va vite » ne remplace pas l'appropriation par les habitants d'un projet dès ses premières esquisses.

  • Aérodrôme

Depuis des mois, voire plusieurs années, perdure un conflit entre l’aéroclub et le club ULM, le premier refusant à ce dernier un espace pour exercer ses activités. Ni la municipalité précédente ni votre majorité n’ont pris les mesures pour régler le problème d’une façon équitable, permettant à l’un et à l’autre de disposer d’un espace.

 

Un autre problème existe : l’ancienne majorité a utilisé, pour inciter le formateur ULM à quitter le hangar mis à sa disposition, des méthodes qui relèvent du harcèlement. Deux jugements en référé condamnent l’aéroclub et renvoient l’affaire en jugement de fond à propos de la mise à disposition de ce lieu pour l’exercice de l’activité ULM.

 

Parmi les attendus du jugement il est écrit « que parmi les prérogatives attachées à la qualité d’adhérent figure celle du droit à l’hébergement d’un aéronef moyennant l’acquittement d’une participation active au fonctionnement de l’association […] le procès-verbal du conseil d’administration en date du 7 janvier 2011, adopté à l’unanimité, l’association Aéroclub a donné à son adhérent de principe pour stationner son ULM dans l’ancien hangar ».

 

Depuis que votre majorité a pris les responsabilités au lieu de régler ce problème elle a, contre toute attente, poursuivi dans cette même voie erronée. La dernière erreur en date est la clôture installée entre le hangar et l’aérodrome : le formateur est empêché d’exercer son activité. Cette situation est totalement inadmissible.

 

Alors que ce Monsieur a écrit aux mairies de l’Horme et de Saint-Chamond dès qu’il a constaté la mise en place de cette clôture pour rappeler qu’il avait un droit de passage de son hangar vers l’aérodrome - existant depuis 1958 - il découvre que la mairie de l’Horme n’était pas informée. Il constate également que cette clôture n’encercle qu’une partie de l’aérodrome mais bloque expressément le passage des ULM de ce formateur, déclaré comme entreprise. Pour mener son activité il s’est vu contraint d’aménager lui-même un portail, qui quelques jours après a été démonté et volé.

 

Notre question :

 

Quelle mesure comptez-vous prendre rapidement pour permettre à cet entrepreneur de bénéficier de son droit de passage avec ses ULM dans le cadre de son activité ?

 

Trouver au plus vite des solutions avec l’entrepreneur et apaiser le conflit entre l’aéroclub et le club ULM évitera de porter les affaires devant la justice.

  • Aérodrôme (suite)

Nous voterons contre cette délibération, pour plusieurs raisons.

 

D’abord on n’introduit pas une délibération pour la protection des élus en argumentant à partir d’un seul événement. On ne produit pas une délibération de circonstance dès qu’un événement se produit. Si la nécessité de protéger les élus apparaît, il faut la penser de manière générale et la préparer avec tous les protagonistes. A l’échelle d’une commune le dialogue est la première piste à exploiter pour dénouer les tensions.

 

Ensuite vous vous autorisez à nommer quelqu’un publiquement par une délibération soumise aux voix d’une assemblée à laquelle il n’appartient pas. Cette personne n’a donc  aucune possibilité de s’exprimer. Ce procédé est totalement scandaleux. Que les élus ne soient pas d’accord avec tel ou tel propos peut être tout à fait compréhensible. Utilisez alors pour répondre le même moyen ou la voie judiciaire si elle vous semble plus appropriée.

 

Enfin nous ne voterons pas une délibération qui permet à un maire ou à des élus d’exprimer ce qu’ils veulent dans une assemblée et ensuite d’utiliser l’argent public sans limite aucune, pour aller devant le tribunal face à des citoyens qui eux n'ont que leurs moyens personnels.

 

Quand l’élu Vert au cours du mandat 2001-2008 est allé devant le Tribunal Administratif parce que le maire ne respectait pas les droits de l’opposition ou devant le Tribunal de Grande Instance suite à des insultes proférées lors de la campagne, il n’a pas fait appel à l’argent des contribuables pour se défendre. Tout s’est passé entre membres élus. Pour mémoire, il a obtenu gain de cause dans toutes ces procédures.

 

Nous-mêmes, élus écologistes, n’avons pas fait appel à l’argent des contribuables pour saisir le Tribunal Administratif et faire respecter notre droit d’élus municipaux que nous ne considérons pas respecté par votre majorité Les Républicains.

 

Quand vous arrêterez de couper les micros, quand vous arrêterez de nous prendre à partie, nous élus de l’opposition, quand vous nous donnerez la possibilité de répondre à certains de vos propos malhonnêtes ou démagogiques, nous serons peut-être plus à l’écoute d’un élu qui joue sans cesse le faux ingénu.

 

Devant certains propos tenus dans un tract, on pourrait se demander comment on en est arrivé là, avant de choisir la voie judiciaire. La responsabilité d’un maire et des élus dans une majorité est de faire vivre les citoyens le mieux possible, sans creuser les clivages. Ce n’est pas ce à quoi nous assistons depuis le début de votre mandat.

  • FISAC

C'est une délibération que nous approuvons ; nous souhaitons par contre ici dénoncer les incohérences de votre politique en matière de commerce.

 

C'est un dossier visant à permettre une relance du commerce, autorisé au dépôt lors du CM du 15-12-15 quand dans le même temps et très secrètement (nous avons déjà eu l'occasion de nous exprimer sur le sujet en février lors du dernier conseil municipal) une demande de permis de construire a été déposée courant décembre, pour l'extension de 15000 m2 de la ZAC de la Varizelle, dont 11 500 m2 de commerces de sport et équipement des ménages et de la maison, avec de la vente directe de producteurs, alimentation bio, boulangerie industrielle, surgelé… 2000 m2 de loisirs et 2000 m2 de restaurants.

 

Ce projet si on l'ajoute à celui de Novaciéries et aux différents projets stéphanois (STEEL et Casino) allait à l'encontre de cette volonté affirmée ici, de revitalisation du commerce de centre-ville avec l'aide du FISAC.

 

Heureusement, suite aux doutes et critiques de la direction régionale de l’environnement, de la Directions départementales des territoires, de la FRAPNA, vous avez rétropédalé, Monsieur l'adjoint à l'urbanisme, en trois temps, tout d'abord en début d'année en annonçant que l'association des commerçants serait consultée sur le choix des commerces, puis, lors du dernier CM en évoquant un projet bien moins ambitieux et enfin dernièrement en annonçant que le promoteur avait retiré sa demande de PC.

 

On imagine bien que le promoteur attiré par des profits juteux, dont le souci premier n'était absolument pas de faire plaisir aux commerçants locaux, a préféré jeter l'éponge, suite à la réduction de ce projet...

 

Jadis, de jolis et utiles jardins ouvriers occupaient les terres de l'actuel ZAC Varizelle. Un loisir agréable et qui permet à bon nombre de familles à faibles revenus de se nourrir sainement.

 

Pourquoi ne pas valoriser cet espace ainsi, et promouvoir dans le même temps encore plus ardemment notre commerce de centre ville ?

 

Nous approuverons ce soir ce programme en espérant que derrière ces nombreux thèmes, enjeux repérés et actions déclinées, votre volonté soit bien réelle !

  • Subvention LPO

Les oiseaux, Madame Forest, nous avons eu beaucoup de mal à les entendre ce week-end !

 

Car en effet, encore une fois, à Saint-Chamond et dans notre vallée, les moteurs des voitures du Rallye des pays du Gier ont à nouveaux vrombi

 

Je ne m'attarderai pas à nouveau sur ces pollutions sonore, atmosphérique et olfactive engendrées et leurs conséquences sur la santé et le dérèglement climatique. Nous avons souvent donné notre sentiment sur le sujet.

 

Mais, oui je pense que l'on peut octroyer cette somme ridicule quand on sait que dans le même temps, ce sont plusieurs dizaines de milliers d'euros d'argent public que l'on attribue à l'organisation de ce rallye.

 

Et que dire de l'aumône accordée par SEM comparativement aux 211 millions d'argent public pour le financement de l'A45 qui vont permettre de réaliser un projet toxique car il augmentera encore la pollution de l'air avec son cortège de maladies respiratoires et de cancers. C'est très petit, Madame Forest, les poumons des oiseaux !

 

Un projet "climaticide", car à l’impératif de santé publique s’ajoute celui de la protection du climat. Ce projet, c'est 30% d'émissions supplémentaire de gaz à effet de serre. De nombreux oiseaux et insectes de régions beaucoup plus au sud colonisent déjà notre vallée, bientôt chez nous le Sirli du désert ou le Traquet à tête blanche ?

 

Et enfin un projet destructeur car ce sont plus de 500 hectares d'espaces agricoles et naturels à forte biodiversité qui seront détruits. l’équivalent d’un département tous les 7 ans est « artificialisé » en France.

 

Pour conclure, nous invitons nos élus à SEM, à bien réfléchir aux conséquences de leur prochain vote et sommes favorables aux largesses octroyées à ce projet de la LPO.